«Il me manque physiquement»
Avant de s'éteindre, le 30 avril dernier, Grégory Lemarchal a juste eu la force de dire «Je t'aime» à son amie, Karine Ferri
Valérie Bünzli - 12/05/2007
Le Matin
«Je signe le plus beau contrat de ma vie» lançait Grégory Lemarchal à ses parents et sa soeur Leslie le 10 avril dernier. «Je t'aurai, putain de maladie», crie-t-il le 28 avril, vingt-quatre heures avant qu'on ne le plonge dans le coma pour tenter une greffe des poumons...
Atteint de la mucoviscidose, le gagnant de la «Star Academy» 2004 s'est éteint le 30 avril à 13 h dans un hôpital parisien. Il aurait eu 24 ans demain.
Six mois avant le premier «je t'aime»
«J'aurais juste aimé qu'on me laisse Greg encore un peu. Il me manque physiquement», confie Karine Ferri, l'amie de Grégory à Paris Match.
L'ancienne Bachelorette et le staracadémicien s'étaient rencontrés en septembre 2005 par l'intermédiaire de leur maquilleuse, Laetitia. Une semaine après une première conversation téléphonique, Karine pénétrait pour la première fois dans l'appartement du chanteur.
La jeune femme de 24 ans s'en souvient parfaitement: «Je t'ai préparé un repas!», me dit-il tout fier. C'était du veau sauté avec des pommes de terre, en réalité préparé par sa mère, je l'ai su plus tard. Il n'y avait pas de chandelles, on a passé la soirée à se chambrer et quand je suis partie, je me suis dit: «Il va me prendre pour une folle». Cela n'a pas raté, puisqu'il m'a avoué par la suite qu'il m'avait trouvée «complètement déchenillée!»
C'est Karine qui fera le premier pas. «Il a fallu que j'attende six mois pour qu'il me dise «Je t'aime». Je n'en pouvais plus, mais j'aimais ça!»
"
«J'aurais juste aimé qu'on me laisse Greg encore un peu»
Karine Ferrri, compagne de Grégory Lemarchal
"«Greg était très tactile»
«Il voulait vivre une vie normale. Sa maladie nous empêchait de partir tôt le matin, à cause des soins, mais elle n'a jamais eu de répercussions sur notre vie intime. J'ai connu trois hommes dans ma vie. Greg était le meilleur: il était le plus tendre, le plus doux, le plus attentionné que j'ai connu. Il était très tactile. Quand on s'endormait ensemble, il fallait toujours qu'on se touche. Comme j'ai les pieds froids, il me les réchauffait. Quand il était malade, il adorait que je lui masse les fesses, ses petites fesses. Il aimait bien aussi que je lui passe les mains dans les cheveux et que je lui serre le crâne, ça lui faisait du bien.»
Les passages à l'hôpital étant fréquents, la jeune femme n'a pas remarqué que la santé de Grégory déclinait. «Dimanche, juste avant qu'on le plonge dans le coma, je lui ai dit: «Je suis là mon petit chat, tu sais, on va t'endormir, il faut que tu sois fort. Quand tu te réveilleras, tu auras des poumons greffés tout neufs». Il a eu la force de me répondre: «Je t'aime.» C'étaient ses dernières paroles.
Avant de s'éteindre, le 30 avril dernier, Grégory Lemarchal a juste eu la force de dire «Je t'aime» à son amie, Karine Ferri
Valérie Bünzli - 12/05/2007
Le Matin
«Je signe le plus beau contrat de ma vie» lançait Grégory Lemarchal à ses parents et sa soeur Leslie le 10 avril dernier. «Je t'aurai, putain de maladie», crie-t-il le 28 avril, vingt-quatre heures avant qu'on ne le plonge dans le coma pour tenter une greffe des poumons...
Atteint de la mucoviscidose, le gagnant de la «Star Academy» 2004 s'est éteint le 30 avril à 13 h dans un hôpital parisien. Il aurait eu 24 ans demain.
Six mois avant le premier «je t'aime»
«J'aurais juste aimé qu'on me laisse Greg encore un peu. Il me manque physiquement», confie Karine Ferri, l'amie de Grégory à Paris Match.
L'ancienne Bachelorette et le staracadémicien s'étaient rencontrés en septembre 2005 par l'intermédiaire de leur maquilleuse, Laetitia. Une semaine après une première conversation téléphonique, Karine pénétrait pour la première fois dans l'appartement du chanteur.
La jeune femme de 24 ans s'en souvient parfaitement: «Je t'ai préparé un repas!», me dit-il tout fier. C'était du veau sauté avec des pommes de terre, en réalité préparé par sa mère, je l'ai su plus tard. Il n'y avait pas de chandelles, on a passé la soirée à se chambrer et quand je suis partie, je me suis dit: «Il va me prendre pour une folle». Cela n'a pas raté, puisqu'il m'a avoué par la suite qu'il m'avait trouvée «complètement déchenillée!»
C'est Karine qui fera le premier pas. «Il a fallu que j'attende six mois pour qu'il me dise «Je t'aime». Je n'en pouvais plus, mais j'aimais ça!»
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«J'aurais juste aimé qu'on me laisse Greg encore un peu»
Karine Ferrri, compagne de Grégory Lemarchal
"«Greg était très tactile»
«Il voulait vivre une vie normale. Sa maladie nous empêchait de partir tôt le matin, à cause des soins, mais elle n'a jamais eu de répercussions sur notre vie intime. J'ai connu trois hommes dans ma vie. Greg était le meilleur: il était le plus tendre, le plus doux, le plus attentionné que j'ai connu. Il était très tactile. Quand on s'endormait ensemble, il fallait toujours qu'on se touche. Comme j'ai les pieds froids, il me les réchauffait. Quand il était malade, il adorait que je lui masse les fesses, ses petites fesses. Il aimait bien aussi que je lui passe les mains dans les cheveux et que je lui serre le crâne, ça lui faisait du bien.»
Les passages à l'hôpital étant fréquents, la jeune femme n'a pas remarqué que la santé de Grégory déclinait. «Dimanche, juste avant qu'on le plonge dans le coma, je lui ai dit: «Je suis là mon petit chat, tu sais, on va t'endormir, il faut que tu sois fort. Quand tu te réveilleras, tu auras des poumons greffés tout neufs». Il a eu la force de me répondre: «Je t'aime.» C'étaient ses dernières paroles.

